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Chirurgie des fesses à Paris

Définition de la chirurgie des fesses

L’augmentation du volume des fesses est un geste chirurgical très répandu entre les personnes aujourd’hui. Cette chirurgie permet d’augmenter la taille des fesses et, surtout pour la femme, contribue à améliorer la silhouette, même quand la personne est habillée.

Dans quel cas a-t-on recours à une chirurgie des fesses ?

L’augmentation des fesses permet de donner la bonne proportion à un corps qui manque de volume au niveau du bassin et esthétiquement permet d’avoir un bon « Lato B ». Cette intervention est réalisée avec un seul but : l’esthétique.
Pour obtenir l’augmentation des fesses, le patient a deux possibilités : les implants en silicone ou la propre graisse (lipofilling-lipostructure).

Les implants en silicone : Les implants de fesses actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe et d’un produit de remplissage. Ils diffèrent des implants mammaires par une enveloppe plus épaisse et un gel de remplissage plus cohésif.
L’enveloppe est toujours constituée d’un élastomère de silicone. L’implant est dit  » pré-rempli  » car le produit de remplissage a été incorporé en usine. La gamme des différents volumes est donc fixée par le fabricant.

Cette méthode a le gros avantage d’obtenir un résultat immédiat, en une seule fois, et l’inconvénient d’être substituée dans le temps (pas de date d’expiration : la substitution peut être faite après 5 ans ou après 30 ans, la durée est imprévisible).

Lipofilling / lipostructure des fesses : cette méthode réalisée avec la propre graisse, permet d’obtenir un bon volume de la fesse, mais nécessite parfois d’une deuxième séance afin d’avoir le résultat désiré. Trois mois après l’intervention, une partie de la graisse implantée mourra avec une conséquente perte de volume (généralement 30%). Si le patient désire plus de volume, il effectuera une deuxième intervention.
Un autre inconvénient est le physique du patient : il est essentiel d’avoir assez de graisse pour pouvoir obtenir une bonne augmentation des fesses.
Le résultat est définitif mais il subira les variations de poids de la personne.

Préparation à une chirurgie des fesses

Déroulement de la (des) première(s) consultation(s) de chirurgie des fesses

La morphologie de la personne est très importante pour choisir la taille de l’implant ou décider la quantité de graisse à injecter pour obtenir le résultat demandé.
Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.
Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention. Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention. On vous demandera de rester à jeun (ne rien manger ni boire) 6 heures avant l’intervention.
Type d’anesthésie : L’intervention se pratique sous anesthésie générale classique durant laquelle vous dormirez complètement. Dans de rares cas, une anesthésie  » vigile » (anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intraveineuse) pourra cependant être utilisée (à discuter avec le chirurgien et l’anesthésiste).
Modalités d’hospitalisation : l’intervention justifie habituellement une hospitalisation d’une journée. L’entrée s’effectue alors le matin de l’intervention (ou parfois la veille dans l’après-midi) et la sortie est autorisée dès le lendemain.
Toutefois, dans certains cas, l’intervention peut se pratiquer en  » ambulatoire  » c’est-à-dire avec une sortie le jour même après quelques heures de surveillance.
Souvent le patient associe une liposuccion ou lipofilling, donc il est souvent plus prudent rester une nuit.

 

Recommandations pré-opératoires

il est recommandé d’éviter de fumer et assumer des anti-inflammatoires avant l’intervention.
Le jour même, le patient effectuera une douche à la bétadine, parlera avec le chirurgien pour les derniers détails, pour confirmer la taille des fesses voulues, prendre des photos et discuter encore de la période post-opératoire.

L’opération des fesses

Déroulement de l’intervention sur les fesses

En cas de pose d’implant, le patient sera en position prone (sur le ventre), les incisions, négligeables, seront sur le sillon interfessier. Grâce à une source de lumière, le chirurgien sera capable de positionner l’implant dans le muscle grand fessier afin d’obtenir une augmentation des fesses homogène et sans risque de sentir l’implant au touché.
La durée de l’intervention est normalement d’une heure.
En cas de lipofilling, le plus souvent le chirurgien réalise une liposuccion : le patient sera donc positionné d’abord sur le dos et ensuite sur le ventre.
Pour l’injection de graisse ; il n’est pas nécessaire de faire des cicatrices, parce qu’à l’aide des canules spécifiques, le chirurgien est capable d’injecter la graisse au travers d’une petite incision.
La durée est variable entre une heure et demie et 3 heures selon les dessins établis avant l’intervention et la quantité de zone du corps à traiter.

Douleurs liées à la chirurgie des fesses

La chirurgie des fesses est plus douloureuse que les autres chirurgies : l’utilisation de l’implant donne une grosse augmentation de volume, pourtant le patient aura du mal, comme avec une lombalgie, pour marcher pendant une dizaine de jours. Contrairement au sens commun, il n’y aura pas souci pour la position assise. Mais naturellement, le sport sera interdit pendant un mois.
En cas d’augmentation des fesses par lipofilling, la douleur est presque absente au niveau des fesses, mais les zones traitées avec la liposuccion seront douloureuses pendant quelques jours.

Suites opératoires d’une chirurgie des fesses

Durée d’hospitalisation

Il est conseillé de rester une nuit après l’intervention, afin de bien traiter la douleur de suite et pouvoir partir le lendemain avec un bon contrôle de la douleur.

 

Cicatrices éventuelles

Les cicatrices d’une augmentation des fesses par implant sont souvent peu visibles et de bonne qualité. Il est très important garder une bonne hygiène personnelle.

 

Les différentes étapes

Sortie d’hospitalisation :

Le patient ne doit pas partir seul(e), une personne doit le raccompagner, de préférence en véhicule personnel ou en taxi (évitez les transports en commun).

 

Après l’intervention :  il sera normal de somnoler tout l’après-midi

  • il faut rester allongé sur le ventre, mobiliser les pieds et les jambes de temps en temps pour limiter les risques de phlébite.
  • le patient sera très fatigué(e) la première semaine
  • Préférer les vêtements amples les premières semaines

Reprise des activités :

  • Les douches sont autorisées dès le premier jour
  • La reprise du sport se fait vers 2 mois, de façon progressive

Ce qui est normal :

  • la fatigue, intense la première semaine et qui peut durer un mois
  • l’œdème (gonflement) qui disparaît au bout de 3 mois
  • les ecchymoses (bleus) qui disparaissent en 3 semaines •
  • une sensation de tension et dureté en attendant que les tissus s ‘assouplissent

Quand s’inquiéter :

  • en cas de fièvre (plus de 38°) avec une grande plaque rouge et chaude sur une fesse (infection)
  • d’écoulement abondant et nauséabond (infection)
  • en cas de douleur au niveau du mollet (phlébite), d’essoufflement (anémie, embolie pulmonaire

Informations complémentaires sur la chirurgie des fesses

Complications éventuelles

Une augmentation fessière par prothèses, bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical aussi minime soit-il.

Il convient de distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.

En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, fait que les risques encourus plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, fait que les risques encourus sont devenus statistiquement très faibles.

Il faut en effet garder à l’esprit que les techniques, les poduits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces trente dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un

                   Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.

En pratique, la grande majorité des augmentations fessières réalisées dans les règles se passe sans aucun problème, les suites opératoires sont simples et les patient(e)s sont pleinement satisfait(e)s de leur résultat. Pourtant, parfois, des complications peuvent survenir au décours de l’intervention, certaines inhérentes au geste chirurgical et d’autre spécifiquement liées aux implants.

Complications inhérentes au geste chirurgical

Hématome : l’accumulation de sang autour de la prothèse est une complication pouvant survenir au cours des premières heures après l’intervention. S’il est important, une reprise au bloc opératoire est alors préférable afin d’évacuer le sang et de stopper le saignement à son origine ;

Epanchement séreux : une accumulation de liquide lymphatique autour de la prothèse est un phénomène assez fréquent, souvent associé à un oedème important. Il se traduit par une augmentation transitoire du volume fessier. Il disparaît spontanément et progressivement. Si l’épanchement s’extériorise par la cicatrice, des soins infirmiers à domicile seront effectués avec retour à la position debout ou allongée sur le ventre pendant la durée des soins couplés à la couverture antiobiotique.

Infection : elle est rare après ce type de chirurgie. Elle peut ne pas être résolue par le seul traitement antibiotique et impose alors une reprise chirurgicale pour drainage et ablation de l’implant pendant quelques mois (temps nécessaire avant de pouvoir remettre en place une nouvelle prothèse sans risque).

On peut par ailleurs citer trois autres formes particulières d’infection :

. infection tardive « à bas bruit » : il s’agit d’une infection avec peu de symptômes et sans traduction évidente à l’examen, qui peut survenir parfois plusieurs années après l’implantation;

. microabcès : plus fréquents, ils se développent sur un point de suture et se résorbent rapidement après ablation du fil incriminé et soins locaux ;

. choc toxique staphylococcique : de rarissimes cas de ce syndrome infectieux généralisé brutal ont été rapportés.

Anomalies de cicatrisation

Le processus de cicatrisation mettant en jeu des phénomènes assez aléatoires, il arrive parfois que les cicatrices ne soient pas, à terme, aussi discrètes qu’escompté, pouvant alors prendre des aspects très variables : élargies, rétractiles, adhérentes, hyper ou hypopigmentées, hypertrophiques (boursouflées), voire exceptionnellement chéloïdes.

Altération de la sensibilité

Elles sont fréquentes les premiers mois mais finissent la plupart du temps par régresser. Rarement toutefois, un certain degré de dysesthésie (diminution ou exagération de la sensibilité au toucher) peut persister.

Risques spécifiquement liés aux implants

Formation de « plis » ou aspect de «vagues »

Les implants étant souples, il est possible que leur enveloppe se plisse et que ces plis soient perceptibles au toucher.

Il arrive quelque fois, que l’implant deviennne superficiel à certain endroit. Ce phénomène survient le plus souvent chez des patient(e)s minces, et peut être traité soit par une intervention de lipomodelage qui consiste à apposer une fine couche de graisse sous la peau afin de « camoufler » l’implant, soit par l’enfouissement en profondeur de l’implant.

«Coques »

La réaction physiologique, normale et constante de l’organisme humain en présence d’un corps étranger, est de l’isoler des tissus environnants en constituant une membrane hermétique qui va entourer l’implant et qu’on appelle «capsule périprothétique». Normalement, cette membrane est fine, souple et imperceptible, mais il arrive parfois que la réaction s’amplifie et que la capsule s’épaississe, devienne fibreuse et se rétracte en comprimant l’implant, prenant alors le nom de «coque». Selon l’intensité du phénomène, il peut en résulter : un simple raffermissement de la fesse, une constriction parfois gênante, voire une déformation visible avec globulisation de la prothèse aboutissant à l’extrême à une sphère dure, douloureuse, plus ou moins excentrée.

Cette fibrose rétractile est parfois secondaire à un hématome ou une infection, mais la plupart du temps sa survenue reste imprévisible, résultant de réactions organiques aléatoires.

De gros progrès ont été réalisés ces dernières années en matière de techniques chirurgicales, mais surtout de conception et de constitution des implants, aboutissant à une diminution très sensible du taux de coques et de leur intensité.

Le cas échéant, une réintervention peut corriger une telle contracture par section de la capsule («capsulotomie»).

Rupture

On a vu que les implants ne peuvent être considérés comme définitifs. Une perte d’étanchéité de l’enveloppe peut donc survenir à terme. Il peut s’agir d’une simple porosité, d’ouvertures punctiformes, de microfissurations, voire de véritables brèches. Cela peut être, très rarement, la conséquence d’un traumatisme violent ou d’une piqûre accidentelle et, beaucoup plus souvent, le résultat d’une usure progressive de la paroi due à l’ancienneté.

Dans tous les cas, il en résulte une issue possible du produit de remplissage de la prothèse ; celui-ci va rester contenu au sein de la membrane péri-prothétique qui isole la prothèse.

Cela peut alors favoriser l’apparition d’une coque, mais peut aussi rester sans conséquence et passer totalement inaperçu.

Dans certains cas devenus beaucoup plus rares (notamment du fait de la meilleure «cohésivité» des gels actuels), on peut

toutefois assister à une pénétration progressive du gel dans les tissus environnants.

La rupture prothétique impose, le plus souvent, une intervention visant à changer les implants.

Malposition, déplacement

Un mauvais positionnement, ou le déplacement secondaire de l’implant, affectant alors la forme de la fesse, peuvent parfois justifier une correction chirurgicale.

– Rotation

Bien que relativement rare en pratique, le pivotement d’une prothèse «anatomique» reste théoriquement possible et peut affecter le résultat esthétique.

– Sérome tardif péri-prothétique

Dans de très rares cas peut survenir, autour de la prothèse, un épanchement tardif qui peut nécessiter une ponction guidée par échographie avec réalisation d’une culture et d’une étude cytologique appropriée.

L’étude cytologique a pu mettre en évidence, encore plus rarement, ders cellules lymphomateuses qui imposent alors l’ablation de la capsule fibreuse péri-prothique, bien que l’on ne soit pas certain qu’il y ait un rapport entre cette réaction et l’implant.

 

Prise en charge éventuelle par l’assurance maladie

Pas de prise en charge possible

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