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Body Lift à Paris

Définition du body lift

Cette intervention permet de corriger un important excès cutané et de graisse localisé autour du tronc. La réalisation d’une chirurgie antérieure (chirurgie du ventre) et postérieure permet de faire une “lipectomie circulaire”.

 

De cette façon le bodylift corrige :

  • en avant, l’excès cutanée du ventre et du pubis et de la racine des cuisses ;
  • en arrière, de remonter les fesses ;
  • latéralement, les hanches et la culotte de cheval.

Dans quel cas a-t-on recours à un bodylift ?

Le chirurgien réalise cette intervention sur tous les patients avec un important excès de peau et de graisse au niveau de la taille.

Les causes peuvent être multiples :

  • l’amaigrissement massif est bien sûr la cause la plus fréquente survenant après régime, anneau gastrique ou by-pass. Les candidat(e)s à cette chirurgie ont perdu plusieurs dizaines de kilos mais il reste souvent encore de la graisse à enlever.
  • l’obésité du bas du corps, dite gynoïde, qui résiste aux régimes
  • l’obésité généralisée : dans ce cas le body lift peut aussi être considéré comme une chirurgie de réduction de la masse graisseuse. Ce sont des patient(e)s qui ont tout essayé sur le plan du régime et qui ne veulent pas subir les contraintes gênantes d’une chirurgie de l’estomac ou de l’intestin. La réduction peut dépasser les 10 kgs. Mais dans ce cas l’équipe chirurgicale doit être bien rodée à ce type d’intervention.
  • l’âge et l’altération de l’élasticité cutanée post-ménopausique : de la même manière que l’on pratique des liftings du visage on peut pratiquer des liftings du corps
  • les suites de liposuccion qui peut laisser un excès cutané si celle-ci a été pratiquée sous une peau à faible capacité élastique

La chute congénitale des fesses et des cuisses : c’est-à-dire sans cause réelle et dès la puberté la personne à la peau molle et les fesses tombantes. L’abdomen peut être parfait et dans ce cas on ne pratique que la partie postérieure de l’intervention.

Préparation à un bodylift

Déroulement de la (des) première(s) consultation(s) de body lift

Dans les cas dits « esthétiques », pour lesquels il s’agit seulement d’une correction de la peau en excès, la consultation respectera les critères classiques de la consultation de chirurgie esthétique et permettra de bien analyser les motivations. Mais en plus, on avertira bien le (la) patient(e) du fait qu’il s’agit d’une opération plus fatigante que la moyenne.

En cas de chirurgie dans un contexte d’obésité les consultations préopératoires doivent aborder :

  • les autres moyens adjuvants. Avant d’en venir à la chirurgie plastique, ils doivent être analysés et il ne faut pas hésiter à solliciter les confrères d’autres spécialités : nutritionniste, endrocrinologue, psychiatre comportementaliste, chirurgien bariatrique (digestif) si l’indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 40, coach sportif… la chirurgie plastique est certes radicale mais elle n’est qu’une des solutions du problème de remodelage de la silhouette.
  • l’évolution du poids du patient. Il est logique de pratiquer l’opération lorsque le poids est stable depuis plusieurs mois.
  • le versant psychologique. Un changement rapide et spectaculaire de forme du corps peut avoir un fort impact psychologique. Le chirurgien doit donc s’assurer de l’absence d’une trop grande fragilité à ce niveau. Au moindre doute, il s’aidera du psychologue ou du psychiatre qui donnera un diagnostic de faisabilité.
  • le bon état de santé physique et l’absence de carence car le body lift est une intervention longue (4 à 6 heures) et fatigante. Tout ceci est contrôlé par le médecin-anesthésiste qui voit le patient en consultation assez longtemps à l’avance pour avoir le temps de préparer l’intervention et de demander un bilan préopératoire complet.

Le résultat escompté pourra être simulé à partir des photographies par morphing informatique, en restant toutefois en deçà du résultat espéré.

 

Recommandations pré-opératoires

La cicatrice, qui est assez longue est, finalement la seule marque résiduelle de l’opération. Elle doit être expliquée en détail notamment sa forme et surtout sa future position qui peut varier en fonction du désir de la patiente pour s’adapter à son type de vêtement préféré. Actuellement, le choix se porte le plus souvent sur une position basse permettant le port des pantalons taille basse. Mais on peut parfaitement choisir une position haute pour s’adapter aux maillots de bain échancrés style « brésilien ». La largeur de la cicatrice finale est variable, de « fine » à « un peu distendue » (aléas de la cicatrisation). Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention. Une préparation cutanée est habituellement prescrite la veille et le matin de l’intervention.

L’opération du body lift

Déroulement de l’intervention

Marquages préopératoires : ils sont essentiels au bon positionnement et à la symétrie de la cicatrice et sont réalisés avant toute prémédication pour que le (la) patient(e) puisse se mettre debout.

Installation : l’opération comporte 2 phases de durée à peu près égale. En principe, elle commence en position ventrale et se termine en position dorsale.

Liposuccion : l’intervention commence souvent par une liposuccion de la culotte de cheval et des hanches permettant d’enlever du volume et de mobiliser encore plus d’excès cutané.

Phase dorsale : la peau excédentaire est ensuite enlevée en bas du dos, au dessus des fesses et latéralement pour retendre la face externe des cuisses. Si les fesses sont plates, le chirurgien peut se servir de la graisse en excès au niveau des hanches qui, descendue, servira à remodeler et augmenter le volume fessier. Aucun drain n’est nécessaire car les vaisseaux lymphatiques sont peu nombreux dans la région et les décollements limités et capitonnés.

Retournement du (de la) patient(e) : c’est une étape très codifiée et réalisée avec grande prudence. Après retournement, le (la) patient(e) est à nouveau préparé(e) (protocole antiseptique rigoureux) pour la deuxième phase de l’opération.

Phase ventrale (elle est identique à une plastie abdominale classique) : elle permet de tendre l’abdomen vers le bas, le pubis et le devant des cuisses vers le haut. Elle commence par une liposuccion permettant la mobilisation des tissus tout en minimisant les décollements. Le chirurgien rejoint l’incision postérieure qui sera ainsi en continuité avec l’incision antérieure. Aucun drain n’est nécessaire non plus car les nombreux vaisseaux lymphatiques sont respectés par la dissection, les décollements limités et capitonnés.

Douleurs éventuelles du bodylift

la fatigue est le signe plus important

Durée de l’intervention

entre 4 et 6 heures

Suites opératoires d’un bodylift

Durée d’hospitalisation

Le patient reste sous observation pendant 4-5 jours.

Douleurs post-opératoires éventuelles

La course à pied est difficile.

 

Cicatrices éventuelles

Parfois de mauvaise qualité (à juger à distance de 2-3 ans), elle est néanmoins bien cachée.

 

Les différentes étapes

Les premiers semaines, le patient est fatigué et il a des difficultés dans la déambulation. Le gonflement et les douleurs post liposuccion sont importants pendant la première semaine. Afin de laisser bien cicatriser, le sport est interdit pendant au moins 6 semaines.

Conseils post-opératoires et contre-indications

La cicatrisation est la chose la plus importante et à risque dans cette intervention. Donc l’activité physique et la cigarette doit être limitée au maximum pendant au moins le premier mois. Le résultat est visible tout de suite, mais il est important de patienter plusieurs mois avant d’être à l’aise en maillot de bain.

Informations complémentaires sur le body lift

Complications éventuelles

En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement. Heureusement, les vraies complications sont rares à la suite d’un body lift réalisé dans les règles. En pratique, l’immense majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patient(e)s sont pleinement satisfait(e)s de leur résultat.

Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez être informé (e) des complications possibles :

  • les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), bien que globalement assez rares après ce type d’intervention, sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l’incidence : port de bas anti-thrombose, lever précoce, traitement anti-coagulant.
  • Saignements : ils sont possibles les premières heures mais restent habituellement très modérés. Quand ils sont trop importants, cela peut justifier une reprise au bloc opératoire.
  • Hématomes : ils peuvent nécessiter une évacuation s’ils sont volumineux ou trop douloureux
  • Epanchement séro-lymphatique abdominal ou latéral : Il peut apparaître quelques jours après l’intervention et peut être ponctionné. Il s’assèche ensuite mais peut laisser un oedème prolongé difficile à faire partir.
  • lnfection : malgré la présence naturelle de microbes vers la région anale, elle est très rare. Le cas échéant, elle justifie rapidement un traitement approprié.
  • Nécroses cutanées : bien que rares, elles sont toujours possibles, souvent au niveau du nombril ou des fesses. Les simples érosions dues aux pansements cicatrisent spontanément sans laisser de traces, contrairement aux nécroses cutanées, heureusement exceptionnelles, qui laissent souvent une petite plage cicatricielle.

Au total, grâce aux améliorations techniques, le body lift est devenu une opération bien plus fiable c’est-à-dire plus efficace tout en réduisant le risque de suites opératoires compliquées.

Il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale comporte toujours une petite part d’aléas. Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requise pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

 

Prise en charge éventuelle par l’assurance maladie

Dans le cas de grosse perte de poids, sous condition d’entente préalable, l’assurance maladie peut prendre en charge le traitement.

Arrêt de travail éventuel

Selon les activités requises, un arrêt de 3 à 4 semaines est prudent.

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